Atelier « Genre et Religions » Genève

Atelier méthodologique du PDHSR avec la collaboration des Etudes Genre CUSO Université de Genève 29 novembre-1erdécembre 2017
Genre et religions :quelle intégration d’une perspective de genre dans nos recherches en sciences des religions?
Séances publiques 29 novembre Uni-Bastions, salle B01 18h15- 20h
Conférence de Florence Rochefort (Chargée de recherche au GSRL (Groupe Sociétés Religions Laïcités EPHE/CNRS), Paris)
Laïcités, religions et enjeux de genre
30 novembre,
Salle Colladon, Rue Jean – Daniel – Colladon 2 13h45 -15h45
: Présentation du documentaire Virgin Tales (2012) avec la réalisatrice Mirjam von Arx
Introduction sur sa démarche d’immersion dans le terrain;
16h-18h
: Table ronde autour du documentaire modérée par Nic Ulmi (journaliste) avec la participation de Irene Becci (UNIL); Yasmina Foehr – Janssens (UNIGE); François Gauthier ( UniFr ); Cornelia Hummel , UNIGE; Delphine Gardey (UNIGE); SilviaNaef(UNIGE); Elisabeth Parmentier (UNIGE)
Ateliers pour les doctorant·e·s
30 novembre : Salle Colladon9h15-10:
Exposé de Florence Rochefort :
Genre, mixité et religions
10h-11 : réaction des doctorant·e·s et débat avec l’invitée
11h – 12h30 : 2-3 présentations de 15 minutes des doctorant·e·s sur comment s’intègrent les questions genre dans leur recherche et 15 minutes de discussion après chaque présentation
1er décembre :
Uni-Bastions, salle B107
9h15-10h: Exposé de Florence Pasche Guignard
(chercheuse affiliée à ISSR, UNIL, FTSR, associée au STSLab, UNIL, SSP)
Contextes et contrastes dans l’expérience de recherche : questions méthodologiques et épistémologiques dans la recherche sur le genre, le corps et les religions
10h -10h45 : réaction des doctorant·e·s et débat avec l’invitée
11h-11h45 : Exposé de Gwendoline Malogne-Fer (postdoctorante au GSRL Paris)
Les enjeux méthodologiques de l’étude du genre en Polynésie française : pouvoir et autochtonie dans l’église protestante ma’ohi
11h45-12h30 : réaction des doctorant·e·s et débat avec l’invitée
13h30- 15h, Uni-Bastions, B015 :
Présentations de 15 minutes des doctorant·e·s suivies de 15 minutes de discussion

 

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Christianismes autochtones. Rituel, conversion, subversion

Société des amis des sciences religieuses

table ronde organisée par Andrea-Luz Gutierrez-Choquevilca

17, rue de la Sorbonne, Escalier E, 1er étage, salle D059 Ecole Pratique des Hautes Etudes

 

Cette table ronde vise à ouvrir une réflexion comparatiste sur le renouveau du christianisme, les pratiques d’évangélisation et la conversion des peuples autochtones en Polynésie (Maohi), en Amérique indienne (Amazonie, Andes) et en Asie du sud-est (Viet Nam). Si l’activité missionnaire (protestante ou catholique) s’est initiée par la traduction et l’interprétation des concepts chrétiens dans les langues autochtones, elle a aussi engendré, avec l’essor des églises chrétiennes, des formes rituelles inédites et de nouveaux dispositifs de croyances, transformant en profondeur l’organisation sociale et politique des peuples évangélisés. Les études classiques consacrées à ces questions mettent l’accent sur les conflits possibles entre cosmologies chrétiennes et indigènes, comme le rappellent les célèbres procès d’extirpation d’idolâtrie en Amérique, ou au contraire sur la continuité des formes de réappropriations indigènes du christianisme.

On s’interrogera aujourd’hui sur les moyens concrets – performances rituelles, innovations linguistiques, pouvoir de subversion des images ou des gestes- ayant permis aux christianismes autochtones de se stabiliser dans le temps et de se propager dans l’espace.

Qui sont au juste ces prédicateurs et traducteurs indigènes? Quelles logiques historiques président à la diffusion de ces nouveaux mouvements religieux et comment coexistent-ils avec des systèmes plus anciens? A quelles stratégies de traduction et à quelles performances rituelles les cultes chrétiens ont- ils donné naissance ? Dans quelle mesure l’exercice d’un pouvoir de subversion dans les traditions autochtones n’est-il pas coextensif à l’entreprise d’évangélisation? Historiens des religions et anthropologues explorent les transformations du christianisme, sa diffusion, et les pratiques subversives ou innovantes accompagnant la conquete des ames en Polynesie, en Amérique indienne et en Asie du sud-est.

Programme

14h00 Un aperçu du protestantisme évangélique vietnamien par l’histoire connectée (Chrétiens évangéliques d’Asie du Sud-Est. Expériences locales d’une ferveur conquérante, Rennes, P. Bourdeaux et J. Jammes dir., 2016). Pascal Bourdeaux (EPHE)

14h30 Christianisme et culture en Polynésie française : l’église protestante Mā’ohi. Gwendoline Malogne-Fer (GSRL, CNRS)

15h00 Considérations sur les mouvements évangéliques amérindiens au Brésil (Baniwa) et au Pérou (Shipibo). Elise Capredon (Mondes Américains, CRBC)

15h30 Paroles divines, voix des esprits: formes rituelles du christianisme amérindien et enjeux de la traduction (Quechua). Andrea-Luz Gutierrez-Choquevilca (EPHE)

16h00 Discussion : Yannick Fer (CNRS, GSRL), Thomas Brignon (ENS, Lyon 2), Suzana Andrade (Pontificia Universidad Católica del Ecuador).

Avec la participation de Renée Koch-Piettre (EPHE), Jean-Daniel Dubois (EPHE), Ioanna Rapti (EPHE), Maria Grazia Masetti Rouault (EPHE), Jean-Pierre Brach (EPHE), David Dupuis (EHESS), Esteban Arias (EHESS).

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Religion, inégalités et rapports de classe

Le programme PSL Agenda pour une sociologie critique des religions organise le 6 novembre 2017 à Paris un atelier sur le thème Religion, inégalités sociales et rapports de classe.

Ci-joint, le programme complet de cette demi-journée (incluant résumés et références bibliographiques), qui est également consultable sur le site : https://acsrel.hypotheses.org/

Religion, inégalités et rapports de classe

Atelier du programme PSL « Agenda pour une sociologie critique des religions »

6 novembre 2017, 14h-18h

 ENS – Salle R2-02

48, bd. Jourdan, 75014 Paris

En lien avec le colloque de l’association française de sciences sociales des religions (AFSR) de février 2018, qui portera sur « Religion et classes sociales », cet atelier vise à rouvrir la discussion sur l’articulation entre, d’une part, les pratiques ou les appartenances religieuses et, d’autre part, les rapports sociaux de domination et de distinction. La circulation mondiale des croyances et l’accent mis sur les processus contemporains d’individualisation du religieux ont pu laisser croire à un découplage entre expériences religieuses et déterminations sociales. Pour autant, les « bricolages » religieux eux-mêmes restent façonnés par « le poids des dispositions sociales différenciées et du capital culturel inégal des individus consommateurs » (Mary, 2001 : 30, Hervieu-Léger, 2001 : 127). Et, comme le souligne V. Altglas (ci-dessous), « les biens de salut promis par un même mouvement religieux ont différents effets sur les acteurs sociaux, en fonction du capital financier, culturel et social qu’ils possèdent initialement ». Au-delà des dynamiques de dispersion et d’individualisation des pratiques religieuses, on s’interrogera donc sur la manière dont la religion participe à la recomposition des rapports de pouvoir et des déterminations sociales, dans un contexte de mondialisation et de domination de l’économie néo-libérale.

HERVIEU-LÉGER, D., 2001, La religion en miettes ou la question des sectes, Paris, Calmann-Lévy. MARY A., 2001, « En finir avec le bricolage ? », Archives de sciences sociales des religions 116, pp. 27-30.

Programme de l’aprèsmidi 

14h00-14h45 : Anne-Catherine Wagner (Paris I, CESSP), Les usages sociologiques de la notion de classe sociale dans un contexte de mondialisation.

14h45-15h15 : Discussion

15h15-16h00 : Véronique Altglas (Queen’s University, Belfast), Ce que la lumière donne à Daren et Catherine : biens de salut et stratification sociale.

16h00-16h30 : Discussion

(Pause)

16h45-17h30 : Ana Perrin-Heredia (CNRS, CURAPP-ESS), Éthique musulmane et esprit populaire honorable : une rencontre miraculeuse ?

17h30-18h00 : Discussion

Discutante : Céline Béraud (EHESS, CéSOR).

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Journée d’étude Conversion, traduction, interprétation

Journées d’étude internationales
 « Conversion, traduction, interprétation »
Paris, 18 septembre 2017, 9:30h – 17h
Salons de l’INaLCO, 2 rue de Lille, 7ème arrondissement
Organisation:
Maria Khachaturyan (U of Helsinki; LLACAN, CNRS)

Le projet «Conséquences cognitives et anthropologiques de la traduction. Approches comparatives » a comme objet l’étude linguistique et anthropologique de la traduction dans des contextes chrétiens. Il réunit des anthropologues et des linguistes qui travaillent notamment sur la conversion en christianisme et la théorie de la traduction, ainsi que sur des études de cas différentes, dont la géographie comprend l’Amazonie, l’Océanie, le Yucatan, l’Afrique subsaharienne, le Moyen- Orient, l’Europe, la Tchoukotka (Russie) et l’Alaska, et dont le cadre temporel se répand entre le début du Moyen Age, le temps de la colonisation espagnole et jusqu’à nos jours. Les deux premières journées d’étude auront lieu le 18 septembre 2017 (« Conversion, traduction, interprétation ») et le 16 octobre 2017 (« Transmutation(s), (dis)continuité(s) »).

Dans le cadre de la première journée d’étude, « Conversion, traduction, interprétation », la question de l’interprétation linguistique et théologique sera abordée sous différents angles. Philippe Cassuto (Université d’Aix-Marseille) parlera de l’interprétation de la Bible hébraiïque qui accompagne le passage de l’écrit à l’oral dans la tradition rabbinique. Victor Porkhomovsky (Université d’Etat de Moscou) parlera de différentes stratégies de la traduction de la Bible hébraïque en haoussa et notamment de la différenciation entre la stratégie idéologique interprétative et la stratégie philologique, plus littérale.

Sur la base d’une comparaison des données de terrain, recueillies dans plusieurs communautés autochtones protestantes et orthodoxes de Tchoukotka et d’Alaska, Virginie Vaté (GSRL) présentera des réflexions préliminaires sur les enjeux politiques et sociaux de la traduction de la Bible en langues autochtones et de la question de la langue dans les services religieux.

Enfin, Gwendoline Malogne-Fer (GSRL) présentera ses recherches concernant les pratiques interprétatives de la Bible dans l’église protestante mā’ohi de Polynésie française, en rapport avec le renouveau linguistique, théologique et culturel.
voici le programme complet de la journée du 18 septembre 2017programme workshop18 septembre

 

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Religion & the Global City

L’ouvrage collectif dirigé par David Garbin et  et Anna Strhan intitulé Religion and the Gobla City vient de paraitre

GarbinThis is the first book to explore how religious movements and actors shape and are shaped by aspects of global city dynamics. Theoretically grounded and empirically informed, Religion and the Global City advances discussions in the field of urban religion, and establishes future research directions.David Garbin and Anna Strhan bring together a wealth of ethnographically rich and vivid case studies in a diversity of urban settings, in both Global North and Global South contexts. These case studies are drawn from both ‘classical’ global cities such as London and Paris, and also from large cosmopolitan metropolises – such as Bangalore, Rio de Janeiro, Lagos, Singapore and Hong Kong – which all constitute, in their own terms, powerful sites within the informational, cultural and moral networked economies of contemporary globalization.

The chapters explore some of the most pressing issues of our times: globalization and the role of global neo-liberal regimes; urban change and in particular the dramatic urbanization of Global South countries; and religious politics and religious revivalism associated, for instance, with transnational Islam or global Pentecostal/Charismatic Christianity.

Table of contents

Introduction, David Garbin (Senior Lecturer in Sociology, University of Kent, UK) and Anna Strhan (Lecturer in Religious Studies, University of Kent, UK)

Part One: Power, visibility and the politics of space
1. On the Road: Pentecostal Pathways through the Mega-City, Simon Coleman (Chancellor Jackman Professor, University of Toronto, Canada) and Manuel A. Vásquez (Professor of Religion, University of Florida, USA)

2. Urban Planning and Secular Atheism in Shanghai, Beijing, and Singapore, Peter van der Veer (Director of the Max Planck Institute for the Study of Religious and Ethnic Diversity, Göttingen, and University Professor at Large, Utrecht University, Netherlands)

3. Occupying the Global City: spatial politics and spiritual warfare among African Pentecostals in Hong Kong, Benjamin Kirby (University of Leeds, UK)

4. Pentecostal Productions of Locality: Urban Risks and Spiritual Protection in Cape Town, Marian Burchardt (Post-doctoral Researcher, Max Planck Institute for the Study of Religious and Ethnic Diversity, Germany)

Part Two: Religious media, publics, and global cultural flows

5. ‘The Future as news’: Astrology and mediated religion in Global Bangalore, Sahana Udupa (Associate Professor, Central European University, Hungary, and Senior Research Partner, Max Planck Institute for the Study of Religious and Ethnic Diversity, Germany)

6. Theorizing Mediatization and Religious Agency in European Global Cities, David Herbert (Professor of Sociology, Kingston University, UK and Professor of Religion and Society, University of Agder, Norway)

7. Godlessness in the Global City, Lois Lee (Lecturer in Secular Studies, University of Kent, UK)
Part Three: Centralities, peripheries, and religious reterritorialization

8. Marching for Jesus in Paris: Religious territorialization, public space, and the appropriation of centrality in a fragmented city, Yannick Fer (CNRS Researcher, GSRL, France) and Gwendoline Malogne-Fer (post-doctoral research student, GSRL, CNRS-EPHE, France)

9. Transnational religion, multiculturalism, and global suburbs: a case study from Vancouver, Claire Dwyer (Reader in Geography and Co-Director of the Migration Research Unit, University College London, UK)

10. Place And The (Un-)Making Of Religious Peripheries: Weddings Among Kenyan Pentecostals In London,Leslie Fesenmyer (ESRC Future Research Leaders Fellow at COMPAS, University of Oxford, UK)

Part Four: Global migration, everyday multiculturalism, and religious place-making

11. At Home in The Multicultural City: Islam and Religious Place-Making in Stuttgart, Germany, Petra Kuppinger (Professor of Anthropology, Monmouth College, USA)

12. Religion as ‘urban white noise’ – material practices of everyday religion at the ‘unquiet frontiers’ of the hyper-diverse city, Chris Baker (William Temple Professor of Religion and Public Life, University of Chester, UK and Director of Research for the William Temple Foundation)

13. Between wandering and staying put: Piety and urban mobility among young Somali women in multicultural London, Giulia Liberatore (Leverhulme Early Career Fellow at COMPAS and Junior Research Fellow at Linacre College, University of Oxford, UK)

14. Religion, Migration, and the ‘Worlding’ of Urban Daily Life: Local and Transnational Pentecostalism in Rio De Janeiro, Gerda Heck (Assistant Professor of Sociology and Migration and Refugee Studies, American University in Cairo, Egypt)and Stephan Lanz (Senior Lecturer, Europa-Universität Viadrina, Germany)
Bibliography
Index

Voici un résumé de l’article que j’ai coécrit avec Yannick Fer « Marching for Jesus in Paris: Religious territorialization, public space, and the appropriation of centrality in a fragmented city »
This chapter analyses the Marches for Jesus in Paris as an illustration of the tensions that shape a global city combining an ethnic “hyper-diversity” with an “hyper-concentration” of political and social resources. The urban fabric of the Paris region is shaped by deep social inequalities and spatial segregation. Within Protestantism, these inequalities are partly intertwined with ethnic boundaries between “indigenous” Protestants and evangelical migrant populations, whose position is peripheral in three ways: spatially, socially and within the protestant field itself. After having replaced the Marches within the context of Parisian Protestantism and the frame of French laïcité, we show how the symbolic dimension of central Paris fosters this kind of claim for visibility and strategies of “spiritual recapture” of the urban space; and how the massive participation of evangelical migrants in the Marches has raised questions about their ability to pray for (and in the name of) the French nation. 
Et le lien d’une vidéo de la Marche pour Jésus à Paris en mai 2015:
https://www.canal-u.tv/video/site_pouchet_cnrs/religious_territorialisation_and_the_negotiation_of_urban_margins_in_a_fragmented_city_protestant_churches_in_the_paris_region_march_for_jesus.20079
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Néolibéralisme et religion

Le programme PSL « Agenda pour une sociologie critique des religions » tiendra son premier atelier le 22 juin 2017 à Paris,  sur le thème Néolibéralisme et religion.

22 Juin 2017, 10h-16h30

ENS – Salle R2-02

48, bd. Jourdan, 75014 Paris

En prenant pour hypothèse que le néolibéralisme, davantage qu’un système économique, est un mode général de régulation des existences humaines (Pierre Dardot, Christian Laval, 2010 ; David Harvey 2007; Thomas Lemke 2001), une configuration historique déterminant des rapports de domination et un mode de vie spécifique, cet atelier vise à questionner la place de la religion à l’intérieur d’une telle configuration. Par là, notre objectif n’est pas de mesurer simplement les effets de l’économie sur la religion. Il s’agit plutôt de nous interroger sur les différentes modalités de reformulation du religieux dans le contexte de pratiques politiques et économiques qui promeuvent un individu entrepreneur et responsable de lui-même, tout en érodant la prise en charge collective de celui-ci. Il ne s’agit donc pas de réduire les comportements religieux à de l’économie religieuse en étendant sans précaution la théorie du marché au champ des faits religieux (Lionel Obadia, 2013 ; Philippe Gonzalez) ; ni de considérer que l’idéologie néolibérale ne doit sa domination qu’à la production d’une nouvelle « croyance » économique (Frédéric Lebaron, 2000).

Suivant la perspective définie par le programme PSL « Agenda pour une sociologie critique des religions », qui vise à réinscrire le religieux dans le social, nous chercherons à mieux cerner les logiques d’affinité, les tensions et les analogies qui relient les différentes formes de recompositions religieuses à un contexte sociopolitique profondément travaillé par la pénétration des logiques néolibérales (Jesús García Ruiz, Patrick Michel : 2012 ; Florence Bergeaud-Blackler, 2017). Une telle approche suppose de dépasser les cloisonnements disciplinaires, tout en ouvrant la sociologie des religions sur les débats plus larges des sciences sociales, dans le cadre d’un dialogue avec l’anthropologie, l’histoire, les sciences économiques et les sciences politiques.

Bibliographie
Pierre Dardot, Christian Laval, La nouvelle raison du monde, Paris, La Découverte, 2010.
David Harvey, A brief history of Neoliberalism. Oxford, Oxford University Press, 2007.
Thomas Lemke, “The Birth of ‘Bio-Politics’: Michel Foucault’s Lecture at the Collège de France on Neo-Liberal Governmentality.” Economy & Society 2001, 30(2): 190-207.
Lionel Obadia, La marchandisation de Dieu. L’économie religieuse, Paris, CNRS Editions, 2013.
Frédéric Lebaron, La croyance économique, Paris, Seuil, 2000.
Jesús García Ruiz, Patrick Michel, Et Dieu sous-traita le salut au marché, Paris, Armand Colin, 2012.
Florence Bergeaud-Blackler, Le marché halal ou l’invention d’une tradition, Paris, Le Seuil, 2017.

Programme de la journée

10h00-10h45 : Frédéric Lebaron (UVSQ, Printemps), Croyances économiques et croyances religieuses : retours sur un débat ancien. Résumé et biblio
10h45-11h30 : Philippe Gonzalez (UNIL, Thema), S’enrichir pour imposer l’hégémonie chrétienne: le marché, les apôtres charismatiques et Trump. Résumé et biblio
11h30-12h30 : Discussion
Pause (12h30 – 14h00)
14h00-14h45 : Florence Bergeaud-Blackler (CNRS, IREMAM), Le marché halal ou l’alliance du fondamentalisme religieux et du néo-libéralisme. Résumé et biblio
14h45-15h30 : Lionel Obadia (Université Lyon 2, LARHRA), « Marchandisation du sacré » ? du bon usage d’une mauvaise métaphore, et vice-versa. Résumé et biblio
15h30-16h30 : Discussion

Discutant : Patrick Michel (CNRS-EHESS, Centre Maurice Halbwachs).

le programme complet de cette journée  qui est également consultable sur le site : https://acsrel.hypotheses.org/

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FRAO (Formation à la recherche dans l’aire océanienne) 2017

programme du séminaire de la FRAO de l’EHESS

coorganisateurs : Alban Bensa (Iris – EHESS)
Yannick Fer (GSRL-CNRS)
Jessica de Largy Healy (Credo – Musée du Quai Branly Jacques-Chirac)
Gwendoline Malogne-Fer (GSRL)
Marie Salaun (Canthel – Université Pars Descartes)
Eric Wittersheim (Iris – EHESS).

Mercredi de 15 h à 17 h (salle 10, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 1er mars 2017 au 31 mai 2017. Les séances des 8, 15, 22 et 29 mars se dérouleront dans l’amphithéatre François-Furet (105 bd Raspail 75006 Paris)

1 mars : Introduction générale aux études oceanistes et australianistes : peuplement, langues, colonisation et décolonisation, par les organisateurs du séminaire

8 mars : « Les sources audiovisuelles de la recherche en Océanie », par Jessica de Largy Healy

15 mars : « Filmer le corps en Océanie » : présentation du film Rugby Faa’Samoa , par Julien Clément (Musée du Quai Branly-Jaques Chirac – Lesc), co-auteur du film

22 mars : « Enqueter sur la politique en Mélanésie » : présentation du film Grassroots, ceux qui votent, de et par Eric Wittersheim
29 mars : « Cinéma sur l’Océanie, ou cinéma océanien ? », par Jessica de Largy Healy et Eric Wittersheim

19 avril : Niko Besnier (Université d’Amsterdam) « Les politiques identitaires entre le local et le global : la mobilisation des transgenres à Tonga (Pacifique sud) »

Résumé. Au cours des dernières décennies, les ONG européennes et américaines travaillant à la reconnaissance des droits de l’homme en matière sexuelle ont développé dans le Sud globalisé une politique libératrice fondée sur une lecture occidentale des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe. Mais, comme certains auteurs l’ont soutenu, loin d’avoir un effet libératoire, cette politique a autorisé de nouvelles structures locales de répression. C’est ainsi qu’aux îles Tonga, tous les projets sociaux, personnels et sexuels s’effectuent dans le cadre d’une « vision à double foyer » associée à une instabilité profonde du contexte local engendrée par la dispersion diasporique ayant cours depuis les années 1960. De fait, toutes les actions engagées ont, pour arrière plan, des échelles différentes que les acteurs négocient constamment entre eux. Les transgenres à physiologie masculine sont particulièrement sensibles à ces dynamiques plurielles et contestent les moralités locales en prétendant que leurs pratiques doivent être évaluées par rapport à un contexte cosmopolite associé en particulier aux discours des ONG de prévention du VIH. Alors que les transgenres privilégié(e)s sont particulièrement habiles à s’approprier ce discours, ce dernier a ouvert de nouvelles formes d’expérience pour les moins privilégiés, affectant leurs subjectivités sexuelles, personnelles et sociales. Cette « vision à double foyer » a également introduit de nouvelles moralités, en grande partie associées au pentecôtisme et au mormonisme, qui sont tout aussi cosmopolites et émancipatrices, mais qui conduisent à des solutions radicalement différentes. La circulation globale du discours sur la question est donc constituée d’un ensemble complexe de positions et d’idées qui contredisent les distinctions entre le local et le global et nécessitent une compréhension plus subtile que celle proposée par Massad.

Un des articles de Niko Besnier « Modernité, corps et transformation de soi. Les salons de coiffure aux îles Tonga (Polynésie occidentale) » est accessible sur le site de Terrain :
http://terrain.revues.org/15229

26 avril : « Reseau d’interconnaissance et transmission technique. A propos de la relocalisation des pratiques de tatouage océaniennes», par Sébastien Galliot (Credo – Université d’Aix-Marseille)

3 mai : « The Politics of Salvation in Papua New Guinea », par John Barker (University of British Columbia, Canada)

This presentation reviews the elevation of the politics of Evangelical “spiritual warfare” in the political life of Papua New Guinea. In particular, I will address the controversies relating to the symbolic reconfiguration of the National Parliament into an icon of Christian identity. The destruction of indigenous art forms adorning the Parliament and the proposal to deposit an original King James Bible as the sacred heart of the nation will be compared to earlier millenarian events in the region as well as the emergence of Christian nationalism elsewhere.

10 mai : « Enqueter sur l’exclusion scolaire à Tahiti ou comment explorer l’envers du décor », par Marie Salaun (Canthel – Université Pars Descartes)

La recherche présentée dans cette communication est menée dans le cadre du programme ANR Legs colonial et outre-mer autochtones : Amérindiens de Guyane, Kanak de Nouvelle-Calédonie et Ma’ohi de Polynésie face à deux institutions de la République française (justice, école). Seront présentés les résultats d’une enquête auprès de jeunes collégiens décrocheurs et de leurs familles à Tahiti. A l’heure de l’invocation rituelle de la nécessité du rapprochement entre l’école et les familles, il semble temps de se préoccuper de ce que ces familles ont de leur côté à dire sur cette injonction de coéducation, et plus généralement de mettre au jour ce qu’elles expriment d’une expérience scolaire douloureuse. Il s’agit de mieux comprendre, par l’approche biographique et les récits de vie, comment et pourquoi certains ne jouent pas pleinement, refusent de jouer ou jouent mal, le jeu scolaire à Tahiti aujourd’hui.

17 mai : « Normativité culturelle et exclusion sociale : enqueter sur la vie de et dans la rue à Tahiti », par Christophe Serra Mallol (Université de Toulouse 2)

24 mai : « Enqueter sur les musiques urbaines en Mélanésie », par Monika Stern (Credo – CNRS)

31 mai : « Construire et habiter : enjeux contemporains de l’architecture domestique au Vanuatu », par Marie Durand (Credo – Musée du Quai Branly Jacques-Chirac)

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