séminaire FRAO 2018

Formation à la recherche dans l’aire océanienne

Mercredi de 15 h à 17 h (salle 3, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 7 mars 2018 au 6 juin 2018

Ce séminaire pluridisciplinaire réunit notamment des anthropologues, des linguistes et des historiens pour rendre compte des travaux classiques et plus récents consacrés à l’étude des sociétés du Pacifique. Plusieurs invités interviennent régulièrement dans le séminaire pour en faire un lieu de formation aux enjeux et aux pratiques de la recherche dans cette partie du monde.

7 mars : Introduction générale aux études océanistes et australianistes : peuplement, langues, colonisation et décolonisation, par les organisateurs du séminaire

14 mars : Aurélie Condevaux (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne). L’anthropologie du tourisme dans l’aire océanienne

Résumé L’intérêt pour le tourisme en anthropologie a été beaucoup plus tardif que dans d’autres disciplines (en particulier en géographie, mais aussi en sociologie). Parmi les raisons invoquées pour expliquer cela figurent notamment la méfiance première des anthropologues vis-à-vis d’un phénomène jugé « destructeur » pour les cultures locales et la volonté des anthropologues de maintenir à distance la figure du touriste – à laquelle il sont eux-mêmes communément assimilés (Nash, 1996). Le développement des travaux anthropologiques sur le tourisme en Océanie a connu les mêmes hésitations que sur d’autres continents.. L’objectif de cette communication sera double : examiner d’un côté en quoi les terrains océaniens ont alimenté la réflexion sur cet objet  et de quelle manière les recherches menées dans la région font écho à celles conduites dans d’autres aires. D’un autre côté, il s’agira de comprendre de quelle manière les travaux sur le tourisme contribuent aux réflexions sur d’autres thématiques dans le Pacifique – des rapports de pouvoir aux constructions identitaires, en passant par les différentes formes de l’échange et l’articulation entre marchandise et don par exemple.

21 mars : Hamid Mokkadem professeur-formateur à l’IFMNC (Institut de formation des maîtres de Nouvelle-Calédonie)Présentation de l’ouvrage Yeiwene Yeiwene. Construction et Révolution de Kanaky [Nouvelle-Calédonie]

Résumé À partir de l’étude d’une trajectoire nationale kanak, resituée dans l’histoire du présent, je voudrais expliquer le choix d’un « curieux » objet, la révolution et construction d’une souveraineté nommée « Kanaky ». Revenir sur une séquence d’événements proche (1969-1989) signifie comprendre le devenir souverain dans un archipel d’Océanie sous tutelle de la France. L’analyse recoupe d’autres plus substantielles et essaie de surmonter inquiétudes et tensions politiques contemporaines de l’organisation d’un référendum (transfert de souveraineté, transformation de la citoyenneté en nationalité, statut international dit de « pleine souveraineté »). En définitive, il s’agit de mesurer en quoi la dimension pragmatique des recherches s’avère être nécessaire aujourd’hui en Kanaky-Calédonie.

28 mars : Nicolas Garnier (anthropologue, responsable de l’unité patrimoniale Océanie et Insulinde  du musée du quai Branly) « La production touristique du Sepik ».

Résumé: Le film de Dennis O’Rourke « Cannibal Tour » (1988) étudie les comportements d’un groupe de riches touristes et d’habitants de villages du Sepik à l’occasion d’une croisière où les Européens sont invités à découvrir les descendants de cannibales. Ce film est devenu aujourd’hui le modèle à travers lequel on lit les rapports entre touristes et Mélanésiens. La présentation de Nicolas Garnier, tout en pointant les réelles qualités ethnographiques du film, prend toutefois ses distances. En se focalisant sur les objets produits par les habitants du Sepik à destination des touristes, il met en évidence les enjeux de la production de sculptures et d’objets en fibres par respectivement les hommes et les femmes de la région. Il montre comment cette production constitue une part spécifique mais changeante selon les époques et selon le genre dans l’économie des villages du Sepik.

4 avril : Rupert Stasch (University of Cambridge). « Tourism, Development, and West Papuan Geopolitics: An Indigenous Perspective »

Résumé: Korowai of Indonesian Papua are on the ‘super-periphery’ of Indonesian national society and global market processes. In the 1990s and early 2000s, encounters with international tourists who came to the Korowai area seeking a broadly Cannibal Tours-style experience were for many Korowai the biggest context through which they formed radically new understandings of their position in global ethnic and economic hierarchies. This seminar looks at intersections between ‘tourism’, ‘development’, and structures of ethnic domination, as these are discussed by Korowai, which often differs from how these categories and their intersections are defined and discussed in metropolitan discourse. I emphasize the strong role that traditional Korowai approaches to social inequality have played in these new processes of radical change.

11 avril : Natacha Gagné (Université Laval). Aller aux urnes pour exprimer sa souveraineté : l’exemple néo-zélandais pour penser la décolonisation.

Résumé: Comment faire pour décoloniser des pays comme la Nouvelle-Zélande, l’Australie ou le Canada? Comment faire pour sortir du colonial et changer fondamentalement les relations sociales et politiques dans un contexte où la création du nouvel État souverain n’a pas coïncidé avec le retrait du colonisateur et le départ des colons ? Une des voies à explorer pourrait être une réforme du monde de scrutin. Pour nourrir la réflexion, nous nous pencherons sur le cas néo-zélandais, en particulier sur la situation des Māori et les avancées qu’ils ont réalisées ces dernières années sur la scène nationale par la voie des partis politiques et des urnes.

2 mai : Willem Church (University of Lucerne). Landowner, President, Chairman, Grand Chief? Understanding Emerging Political and Economic Inequalities near a Prospective Copper-Gold Mine in Papua New Guinea.

Resource extraction in Papua New Guinea (PNG) is characterised by a certain legal and social fecundity. Novel socio-political entities and associated positions pop up with alarming regularity—from Incorporated Land Groups and Land Owner Associations to Chairmen and Chief Executive Officers. These entities are empirically and conceptually challenging. They are empirically demanding because they constitute perhaps the dominant form of political and economic inequality around extractive projects; the group(s) that acquire the title of customary landowners gain access to vast sums of wealth and support from the mine. These entities are conceptually challenging because anthropologists have struggled to understand what, exactly, they are. In my presentation, I attempt to build a more rigorous theoretical framework for understanding these entities and the processes that create them through an analysis of landowner politicking around the prospective Wafi-Golpu copper-gold mine in the Morobe Province of PNG. By critiquing recent anthropological applications (e.g. Golub 2014, Welker 2014) of performativity theory (Bulter 1999, Latour 2007) to ethnic groups and corporations, I aim to elucidate the mechanisms that create these entities. In doing so, I hope to provide possible theoretical scaffolding for understandings for how PNG is transforming from a land of big men and paramount chiefs to landowners and CEOs.

9 mai : Alban Bensa (EHESS) Les économies de la coutume

Il s’agira d’évaluer les variations des usages des références au monde kanak dans l’histoire coloniale et dans la politique contemporaine de la Nouvelle-Calédonie. Les reconfigurations rapides à partir de 1800 environ des univers kanak anciens par les militaires, les missionnaires et le pouvoir administratif français n’avaient pour seul but que de faire entrer les premiers occupants de l’archipel calédonien, ou du moins leurs survivants, dans l’économie foncière, pastorale, industrielle et morale de la colonisation. En conséquence, les connaissances livrées sur les Kanak par les Européens ont été marquées d’emblée par ce contexte de destruction au point que l’ethnographie n’a jamais accès à la période pré coloniale. Je voudrais montrer comment les contraintes coloniales et certaines initiatives kanak contemporaines se sont articulées entre elles pour produire un monde kanak nouveau, une reformulation constante de « La coutume ».

16 mai : Manon Capo (EHESS, IRIS). Ethnographier la transmission de savoir généalogique à Bayes (Nouvelle-Calédonie kanak). Réflexions sur l’écriture de l’enquête de terrain.

23 mai : Monique Jeudy-Ballini (CNRS, LAS). Le beau comme opérateur de la croyance chez les Sulka de Nouvelle-Bretagne (Papouasie Nouvelle-Guinée)

30 mai : Jeremy Lemarié (Universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Paris-Sud 11). Enjeux des performances culturelles indigènes à Hawaï: le cas du he’e nalu et du surf (1778-2018).

6 juin : Véronique Fillol (Université de la Nouvelle-Calédonie). Les langues dans la ville de Nouméa.

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Science et religion (publication)

science-et-religion

Le livre collectif Science et religion, issu de sessions organisées par notre réseau thématique « Sociologie et religions », vient de paraître aux éditions CNRS Alpha. Ci-dessous, le texte de présentation (quatrième de couverture) et la liste des auteurs.

Présentation. La question des relations entre science et religion est un classique de la controverse. Souvent vues comme conflictuelles, ces relations peuvent être envisagées à partir de différents points de vue. Bien des disciplines ont en effet des choses à dire dans ce domaine. Anthropologie, philosophie, histoire, droit seront ainsi convoqués dans les contributions rassemblés dans cet ouvrage.

La sociologie y occupe néanmoins une place privilégiée. De Émile Durkheim et Max Weber jusqu’aux auteurs les plus contemporains, sociologie des religions et sociologie des sciences ne cessent en effet de se croiser. Et les différentes études de cas présentées dans l’ouvrage démontrent qu’on ne peut pas réduire les rapports entre sciences et religions à un combat structurel : si les exemples de conflit sont nombreux, on constate aussi l’existence de « zones grises » où ces deux registres se rencontrent et se mêlent.

Auteurs. Claude Dargent, Laetitia Ogorzelec-Guinchard, Elsa Déléage, Claire Reggio, Ludovic Bertina, Gwendoline Malogne-Fer, Nora Demarchi, Judith Hermann-Mesfen, Nicolas Le Dévédec, Yannick Fer et Raphaël Liogier.

Pour télécharger le sommaire, cliquer ici.

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Atelier « Genre et Religions » Genève

Atelier méthodologique du PDHSR avec la collaboration des Etudes Genre CUSO Université de Genève 29 novembre-1erdécembre 2017
Genre et religions :quelle intégration d’une perspective de genre dans nos recherches en sciences des religions?
Séances publiques 29 novembre (Uni-Bastions, salle B01) 18h15- 20h

Conférence de Florence Rochefort (Chargée de recherche au GSRL (Groupe Sociétés Religions Laïcités EPHE/CNRS), Paris) Laïcités, religions et enjeux de genre

30 novembre,
Salle Colladon, Rue Jean – Daniel – Colladon 2 13h45 -15h45
Présentation du documentaire Virgin Tales (2012) avec la réalisatrice Mirjam von Arx Introduction sur sa démarche d’immersion dans le terrain;
16h-18h

Table ronde autour du documentaire modérée par Nic Ulmi (journaliste) avec la participation de Irene Becci (UNIL); Yasmina Foehr – Janssens (UNIGE); François Gauthier ( UniFr ); Cornelia Hummel , UNIGE; Delphine Gardey (UNIGE); SilviaNaef(UNIGE); Elisabeth Parmentier (UNIGE)

Ateliers pour les doctorant·e·s
30 novembre : Salle Colladon 9h15-10:
Exposé de Florence Rochefort : Genre, mixité et religions
10h-11 : réaction des doctorant·e·s et débat avec l’invitée
11h – 12h30 : 2-3 présentations de 15 minutes des doctorant·e·s sur comment s’intègrent les questions genre dans leur recherche et 15 minutes de discussion après chaque présentation
1er décembre :
Uni-Bastions, salle B107
9h15-10h: Exposé de Florence Pasche Guignard
(chercheuse affiliée à ISSR, UNIL, FTSR, associée au STSLab, UNIL, SSP)
Contextes et contrastes dans l’expérience de recherche : questions méthodologiques et épistémologiques dans la recherche sur le genre, le corps et les religions
10h -10h45 : réaction des doctorant·e·s et débat avec l’invitée
11h-11h45 : Exposé de Gwendoline Malogne-Fer (postdoctorante au GSRL Paris)
Les enjeux méthodologiques de l’étude du genre en Polynésie française : pouvoir et autochtonie dans l’église protestante ma’ohi
11h45-12h30 : réaction des doctorant·e·s et débat avec l’invitée
13h30- 15h, Uni-Bastions, B015 :
Présentations de 15 minutes des doctorant·e·s suivies de 15 minutes de discussion
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Christianismes autochtones. Rituel, conversion, subversion

Société des amis des sciences religieuses

table ronde organisée par Andrea-Luz Gutierrez-Choquevilca

17, rue de la Sorbonne, Escalier E, 1er étage, salle D059 Ecole Pratique des Hautes Etudes

 

Cette table ronde vise à ouvrir une réflexion comparatiste sur le renouveau du christianisme, les pratiques d’évangélisation et la conversion des peuples autochtones en Polynésie (Maohi), en Amérique indienne (Amazonie, Andes) et en Asie du sud-est (Viet Nam). Si l’activité missionnaire (protestante ou catholique) s’est initiée par la traduction et l’interprétation des concepts chrétiens dans les langues autochtones, elle a aussi engendré, avec l’essor des églises chrétiennes, des formes rituelles inédites et de nouveaux dispositifs de croyances, transformant en profondeur l’organisation sociale et politique des peuples évangélisés. Les études classiques consacrées à ces questions mettent l’accent sur les conflits possibles entre cosmologies chrétiennes et indigènes, comme le rappellent les célèbres procès d’extirpation d’idolâtrie en Amérique, ou au contraire sur la continuité des formes de réappropriations indigènes du christianisme.

On s’interrogera aujourd’hui sur les moyens concrets – performances rituelles, innovations linguistiques, pouvoir de subversion des images ou des gestes- ayant permis aux christianismes autochtones de se stabiliser dans le temps et de se propager dans l’espace.

Qui sont au juste ces prédicateurs et traducteurs indigènes? Quelles logiques historiques président à la diffusion de ces nouveaux mouvements religieux et comment coexistent-ils avec des systèmes plus anciens? A quelles stratégies de traduction et à quelles performances rituelles les cultes chrétiens ont- ils donné naissance ? Dans quelle mesure l’exercice d’un pouvoir de subversion dans les traditions autochtones n’est-il pas coextensif à l’entreprise d’évangélisation? Historiens des religions et anthropologues explorent les transformations du christianisme, sa diffusion, et les pratiques subversives ou innovantes accompagnant la conquete des ames en Polynesie, en Amérique indienne et en Asie du sud-est.

Programme

14h00 Un aperçu du protestantisme évangélique vietnamien par l’histoire connectée (Chrétiens évangéliques d’Asie du Sud-Est. Expériences locales d’une ferveur conquérante, Rennes, P. Bourdeaux et J. Jammes dir., 2016). Pascal Bourdeaux (EPHE)

14h30 Christianisme et culture en Polynésie française : l’église protestante Mā’ohi. Gwendoline Malogne-Fer (GSRL, CNRS)

15h00 Considérations sur les mouvements évangéliques amérindiens au Brésil (Baniwa) et au Pérou (Shipibo). Elise Capredon (Mondes Américains, CRBC)

15h30 Paroles divines, voix des esprits: formes rituelles du christianisme amérindien et enjeux de la traduction (Quechua). Andrea-Luz Gutierrez-Choquevilca (EPHE)

16h00 Discussion : Yannick Fer (CNRS, GSRL), Thomas Brignon (ENS, Lyon 2), Suzana Andrade (Pontificia Universidad Católica del Ecuador).

Avec la participation de Renée Koch-Piettre (EPHE), Jean-Daniel Dubois (EPHE), Ioanna Rapti (EPHE), Maria Grazia Masetti Rouault (EPHE), Jean-Pierre Brach (EPHE), David Dupuis (EHESS), Esteban Arias (EHESS).

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Religion, inégalités et rapports de classe

Le programme PSL Agenda pour une sociologie critique des religions organise le 6 novembre 2017 à Paris un atelier sur le thème Religion, inégalités sociales et rapports de classe.

Ci-joint, le programme complet de cette demi-journée (incluant résumés et références bibliographiques), qui est également consultable sur le site : https://acsrel.hypotheses.org/

Religion, inégalités et rapports de classe

Atelier du programme PSL « Agenda pour une sociologie critique des religions »

6 novembre 2017, 14h-18h

 ENS – Salle R2-02

48, bd. Jourdan, 75014 Paris

En lien avec le colloque de l’association française de sciences sociales des religions (AFSR) de février 2018, qui portera sur « Religion et classes sociales », cet atelier vise à rouvrir la discussion sur l’articulation entre, d’une part, les pratiques ou les appartenances religieuses et, d’autre part, les rapports sociaux de domination et de distinction. La circulation mondiale des croyances et l’accent mis sur les processus contemporains d’individualisation du religieux ont pu laisser croire à un découplage entre expériences religieuses et déterminations sociales. Pour autant, les « bricolages » religieux eux-mêmes restent façonnés par « le poids des dispositions sociales différenciées et du capital culturel inégal des individus consommateurs » (Mary, 2001 : 30, Hervieu-Léger, 2001 : 127). Et, comme le souligne V. Altglas (ci-dessous), « les biens de salut promis par un même mouvement religieux ont différents effets sur les acteurs sociaux, en fonction du capital financier, culturel et social qu’ils possèdent initialement ». Au-delà des dynamiques de dispersion et d’individualisation des pratiques religieuses, on s’interrogera donc sur la manière dont la religion participe à la recomposition des rapports de pouvoir et des déterminations sociales, dans un contexte de mondialisation et de domination de l’économie néo-libérale.

HERVIEU-LÉGER, D., 2001, La religion en miettes ou la question des sectes, Paris, Calmann-Lévy. MARY A., 2001, « En finir avec le bricolage ? », Archives de sciences sociales des religions 116, pp. 27-30.

Programme de l’aprèsmidi 

14h00-14h45 : Anne-Catherine Wagner (Paris I, CESSP), Les usages sociologiques de la notion de classe sociale dans un contexte de mondialisation.

14h45-15h15 : Discussion

15h15-16h00 : Véronique Altglas (Queen’s University, Belfast), Ce que la lumière donne à Daren et Catherine : biens de salut et stratification sociale.

16h00-16h30 : Discussion

(Pause)

16h45-17h30 : Ana Perrin-Heredia (CNRS, CURAPP-ESS), Éthique musulmane et esprit populaire honorable : une rencontre miraculeuse ?

17h30-18h00 : Discussion

Discutante : Céline Béraud (EHESS, CéSOR).

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Journée d’étude Conversion, traduction, interprétation

Journées d’étude internationales
 « Conversion, traduction, interprétation »
Paris, 18 septembre 2017, 9:30h – 17h
Salons de l’INaLCO, 2 rue de Lille, 7ème arrondissement
Organisation:
Maria Khachaturyan (U of Helsinki; LLACAN, CNRS)

Le projet «Conséquences cognitives et anthropologiques de la traduction. Approches comparatives » a comme objet l’étude linguistique et anthropologique de la traduction dans des contextes chrétiens. Il réunit des anthropologues et des linguistes qui travaillent notamment sur la conversion en christianisme et la théorie de la traduction, ainsi que sur des études de cas différentes, dont la géographie comprend l’Amazonie, l’Océanie, le Yucatan, l’Afrique subsaharienne, le Moyen- Orient, l’Europe, la Tchoukotka (Russie) et l’Alaska, et dont le cadre temporel se répand entre le début du Moyen Age, le temps de la colonisation espagnole et jusqu’à nos jours. Les deux premières journées d’étude auront lieu le 18 septembre 2017 (« Conversion, traduction, interprétation ») et le 16 octobre 2017 (« Transmutation(s), (dis)continuité(s) »).

Dans le cadre de la première journée d’étude, « Conversion, traduction, interprétation », la question de l’interprétation linguistique et théologique sera abordée sous différents angles. Philippe Cassuto (Université d’Aix-Marseille) parlera de l’interprétation de la Bible hébraiïque qui accompagne le passage de l’écrit à l’oral dans la tradition rabbinique. Victor Porkhomovsky (Université d’Etat de Moscou) parlera de différentes stratégies de la traduction de la Bible hébraïque en haoussa et notamment de la différenciation entre la stratégie idéologique interprétative et la stratégie philologique, plus littérale.

Sur la base d’une comparaison des données de terrain, recueillies dans plusieurs communautés autochtones protestantes et orthodoxes de Tchoukotka et d’Alaska, Virginie Vaté (GSRL) présentera des réflexions préliminaires sur les enjeux politiques et sociaux de la traduction de la Bible en langues autochtones et de la question de la langue dans les services religieux.

Enfin, Gwendoline Malogne-Fer (GSRL) présentera ses recherches concernant les pratiques interprétatives de la Bible dans l’église protestante mā’ohi de Polynésie française, en rapport avec le renouveau linguistique, théologique et culturel.
voici le programme complet de la journée du 18 septembre 2017programme workshop18 septembre

 

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Religion & the Global City

L’ouvrage collectif dirigé par David Garbin et  et Anna Strhan intitulé Religion and the Gobla City vient de paraitre

GarbinThis is the first book to explore how religious movements and actors shape and are shaped by aspects of global city dynamics. Theoretically grounded and empirically informed, Religion and the Global City advances discussions in the field of urban religion, and establishes future research directions.David Garbin and Anna Strhan bring together a wealth of ethnographically rich and vivid case studies in a diversity of urban settings, in both Global North and Global South contexts. These case studies are drawn from both ‘classical’ global cities such as London and Paris, and also from large cosmopolitan metropolises – such as Bangalore, Rio de Janeiro, Lagos, Singapore and Hong Kong – which all constitute, in their own terms, powerful sites within the informational, cultural and moral networked economies of contemporary globalization.

The chapters explore some of the most pressing issues of our times: globalization and the role of global neo-liberal regimes; urban change and in particular the dramatic urbanization of Global South countries; and religious politics and religious revivalism associated, for instance, with transnational Islam or global Pentecostal/Charismatic Christianity.

Table of contents

Introduction, David Garbin (Senior Lecturer in Sociology, University of Kent, UK) and Anna Strhan (Lecturer in Religious Studies, University of Kent, UK)

Part One: Power, visibility and the politics of space
1. On the Road: Pentecostal Pathways through the Mega-City, Simon Coleman (Chancellor Jackman Professor, University of Toronto, Canada) and Manuel A. Vásquez (Professor of Religion, University of Florida, USA)

2. Urban Planning and Secular Atheism in Shanghai, Beijing, and Singapore, Peter van der Veer (Director of the Max Planck Institute for the Study of Religious and Ethnic Diversity, Göttingen, and University Professor at Large, Utrecht University, Netherlands)

3. Occupying the Global City: spatial politics and spiritual warfare among African Pentecostals in Hong Kong, Benjamin Kirby (University of Leeds, UK)

4. Pentecostal Productions of Locality: Urban Risks and Spiritual Protection in Cape Town, Marian Burchardt (Post-doctoral Researcher, Max Planck Institute for the Study of Religious and Ethnic Diversity, Germany)

Part Two: Religious media, publics, and global cultural flows

5. ‘The Future as news’: Astrology and mediated religion in Global Bangalore, Sahana Udupa (Associate Professor, Central European University, Hungary, and Senior Research Partner, Max Planck Institute for the Study of Religious and Ethnic Diversity, Germany)

6. Theorizing Mediatization and Religious Agency in European Global Cities, David Herbert (Professor of Sociology, Kingston University, UK and Professor of Religion and Society, University of Agder, Norway)

7. Godlessness in the Global City, Lois Lee (Lecturer in Secular Studies, University of Kent, UK)
Part Three: Centralities, peripheries, and religious reterritorialization

8. Marching for Jesus in Paris: Religious territorialization, public space, and the appropriation of centrality in a fragmented city, Yannick Fer (CNRS Researcher, GSRL, France) and Gwendoline Malogne-Fer (post-doctoral research student, GSRL, CNRS-EPHE, France)

9. Transnational religion, multiculturalism, and global suburbs: a case study from Vancouver, Claire Dwyer (Reader in Geography and Co-Director of the Migration Research Unit, University College London, UK)

10. Place And The (Un-)Making Of Religious Peripheries: Weddings Among Kenyan Pentecostals In London,Leslie Fesenmyer (ESRC Future Research Leaders Fellow at COMPAS, University of Oxford, UK)

Part Four: Global migration, everyday multiculturalism, and religious place-making

11. At Home in The Multicultural City: Islam and Religious Place-Making in Stuttgart, Germany, Petra Kuppinger (Professor of Anthropology, Monmouth College, USA)

12. Religion as ‘urban white noise’ – material practices of everyday religion at the ‘unquiet frontiers’ of the hyper-diverse city, Chris Baker (William Temple Professor of Religion and Public Life, University of Chester, UK and Director of Research for the William Temple Foundation)

13. Between wandering and staying put: Piety and urban mobility among young Somali women in multicultural London, Giulia Liberatore (Leverhulme Early Career Fellow at COMPAS and Junior Research Fellow at Linacre College, University of Oxford, UK)

14. Religion, Migration, and the ‘Worlding’ of Urban Daily Life: Local and Transnational Pentecostalism in Rio De Janeiro, Gerda Heck (Assistant Professor of Sociology and Migration and Refugee Studies, American University in Cairo, Egypt)and Stephan Lanz (Senior Lecturer, Europa-Universität Viadrina, Germany)
Bibliography
Index

Voici un résumé de l’article que j’ai coécrit avec Yannick Fer « Marching for Jesus in Paris: Religious territorialization, public space, and the appropriation of centrality in a fragmented city »
This chapter analyses the Marches for Jesus in Paris as an illustration of the tensions that shape a global city combining an ethnic “hyper-diversity” with an “hyper-concentration” of political and social resources. The urban fabric of the Paris region is shaped by deep social inequalities and spatial segregation. Within Protestantism, these inequalities are partly intertwined with ethnic boundaries between “indigenous” Protestants and evangelical migrant populations, whose position is peripheral in three ways: spatially, socially and within the protestant field itself. After having replaced the Marches within the context of Parisian Protestantism and the frame of French laïcité, we show how the symbolic dimension of central Paris fosters this kind of claim for visibility and strategies of “spiritual recapture” of the urban space; and how the massive participation of evangelical migrants in the Marches has raised questions about their ability to pray for (and in the name of) the French nation. 
Et le lien d’une vidéo de la Marche pour Jésus à Paris en mai 2015:
https://www.canal-u.tv/video/site_pouchet_cnrs/religious_territorialisation_and_the_negotiation_of_urban_margins_in_a_fragmented_city_protestant_churches_in_the_paris_region_march_for_jesus.20079
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